Accueil CHRONIQUES Il était une fois… Sisqo, l’auteur de Thong Song

Il était une fois… Sisqo, l’auteur de Thong Song

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Sisqo ©Baltimore Magazine

Nous sommes dans les années 1999 et 2000, les Etats-Unis règnent sans partage sur la musique urbaine mondiale. La pop musique de Michael Jackson commence à s’essouffler, la chaîne musicale MCM débarque sur les télévisions africaines via les grosses cuvettes satellitaires. Une nouvelle dance est à la mode chez les jeunes: le Breakdance avec des mises à jour des pas de king of pop Michael Jackson.

Le baladeur CD est à la mode et les CD commencent à inonder le marché et commence à remplacer les cassettes. Dans cette mutation de la façon de consommer la musique, un artiste originaire de Baltimore aux USA va venir donner un sérieux coup d’accélérateur à tout ça:  Mark Althavan Andrews plus connu sous le nom de Sisqo avec une chanson, un style vestimentaire et bien sûr la danse qui va transformer tout l’univers urbain des jeunes snobs des années 1999: « Thong Song ».

l’histoire de Sisqo commence au sein d’un groupe dénommé Dru Hill qui va réussir à signer avec le mastodonte label Def soul (branche RnB de Def Jam). Le groupe est spécialisé en slow jams. Ils vont commettre deux albums qui seront Dru Hill (1996) disque de platine et Enter The Dru (1998) 2x disque de platine. Malgré le succès le groupe se sépare et Sisqo décide de tenter une carrière solo.

L’album Unleash the dragon et le phénomène Thong Song
Pochette de l’Album Unleash the dragon ©Def Soul Records

En 1999, le premier album solo de Sisqo sort du studio et c’est un énorme succès: plus de 5 millions d’albums vendus seulement aux USA. L’album est certifié 5 fois disque de platine et derrière le succès de cet album une chanson: Thong song est avant tout un hymne à la lingerie féminine. C’est l’arrivée des clips Thong Song et Thong song remix avec la sulfureuse Foxy Brown qui sortiront en 2000 et débarquera sur les écrans africains.

Sisqo se révèle être une chanteur, un danseur accompli et un performer hors norme avec sa coupe de cheveux argentée et tout un culte voué au dragon. C’est aussi l’arrivée du phénomène du baggy (pantalon jeans extra large). Les baggy signés du dragon se vendent comme des petits pains chez les jeunes. Tout le monde veut réaliser les mêmes performances de danses que Sisqo, très athlétique dans ses chorégraphies.

Cette même année, la vente de la lingerie dont il est question dans Thong song s’envole à travers le monde entier et le clip de thong song donne un coup de pub à Cancun qui devient l’une des destinations touristiques les plus prisées de l’époque. l’album est nommé 3 fois aux Grammy Awards qui à cette époque est curieusement fermée aux bad boys du showbiz.

C’est le début de l’épopée américaine du RnB et du breakdance avec Sisqo

Si son album « The return of the dragon » n’a pas connu le même succès que le précédent, la vague qu’il a déclenché à profiter à bien d’autres artistes derrière. C’est l’arrivée en 2000 de mythique album Born to do it de Craig David (anglais pourtant) et le débarquement de l’armada signé Timbaland avec « Get up freak on » de Missy Elliot, « Try again » de la regrettée Aaliyah et la révélation Usher avec l’album 8701, on se souvient tous de ses performances dans les clips des titres « U got it Bad » et « U remind me ».

Du breakdance, les jeunes vont évoluer vers la streetdance qui a la particularité d’ajouter des figures et des prouesses gymnastiques à cette dance. L’arrivée en 2004 du film « You Got Served » avec en guest stars les B2K d’Omarion et de son grand-frère Marques Houston va marquer le début de l’épopée de danse urbaine dans la majorité des capitales africaines mais ça, c’est une autre histoire.

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