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Une (re) découverte du répertoire de Moussa Aimé pour son concert à l’IFT

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Moussa Aimé sur la scène de l'IFT ©saomagazine

Ce vendredi 31 mai 2019 a marqué le retour sur scène de l’artiste Moussa Aimé après une tournée régionale autofinancée dans cinq pays (Benin, Burkina Faso, Niger, Togo et Cameroun). Il avait hâte de présenter au public tchadien les fruits de cette tournée mais aussi quelques exclusivités de son nouvel album qui sortira cette année. Et comme promis lors de sa conférence de presse, il a été au rendez-vous de ces promesses.

Après l’introduction d’usage assurée par Ricardo Labé, mc de l’Institut Français du Tchad (IFT) qui n’a pas tari d’éloges à l’endroit de Moussa Aimé surtout pour l’audace qu’il a eu d’autofinancer sa tournée, place au spectacle. C’est en djellaba et sous le rôle de cameraman que Moussa Aimé va monter sur la scène, en signe de soutien aux musulmans qui vivent les derniers jours du jeun du ramadan.

Arrivée de Moussa Aimé sur scène ©saomagazine

La proposition musicale de Moussa Aimé pour ce concert est allée crescendo avec une intro sous fond de « ils seront étonnés de te voir » des mots qui résonnaient comme une mise en garde, un avertissement pour ceux qui bossent en silence et dont le bruit du succès surprendra plus d’un. Un tableau assez illustratif du parcours de Moussa Aimé lui-même. Une intro qui introduisait la balade qui suivait qui allait dans le même esprit : « fais quelque chose de ta vie, laisse un bon souvenir avant de quitter ce monde… » C’est clair des messages forts allaient être véhiculés ce soir durant tout le concert.

Des exclusivités étaient effectivement au rendez-vous surtout le featuring avec l’artiste béninois Petit Miguelito qui a enchanté le public qui y a reconnu quelques bouts d’un des succès international de l’artiste Miguelito. Une grosse surprise avec un morceau exécuté en arabe qui a surpris par son originalité avec la contribution du musicien à la guitare acoustique qui a réussi la prouesse de jouer la guitare comme une cithare.

Obie G sur la scène de l’IFT ©saomagazine

La pause musicale de Moussa Aimé a été assurée par le jeune artiste Obie G qui durant environ une dizaine de minutes a tenu le public en éveil avec le titre « aboki » et le sulfureux « Yadjama ». Un rap très engagé et dénonciateur sous fond sonore d’afrotrap. Une performance qui a sans doute rappelé que les titres raflés par Obie G à N’Djam Vi et à N’Djam hip hop ne sont pas le fruit du hasard.

2ème partie de Moussa Aimé ©saomagazine

De retour sur la scène, Moussa Aimé a continué dans ses propositions avec des titres très patriotiques et nationalistes comme « darna mafi wara nass » sous fond de saÏtonic (genre musical signé Cidson Alguewi). L’on n’a aussi eu droit au titre « mami wata », à l’indémontable « où est la magie » revisité une fois de plus et bien sûr la reprise « i’m a lion » d’une de ses idoles Célestin Mawndoé.

Aperçu du public à l’IFT ©saomagazine

Durant environ deux heures de temps, l’artiste Moussa Aimé a chanté pour son public, dansé avec son public, échangé quelques mots avec son public et passer quelques messages bien placés à l’endroit de ses collègues artistes (nous y reviendrons). Quoiqu’il en soit, il y’a eu spectacle à l’IFT, donné par l’artiste Moussa Aimé. Autre promesse a été faite par lui : le spectacle programmé ce dimanche 02 juin au Restaurant Selesao Lounge ne sera pas une répétition de celui que l’on vient de vivre à l’IFT.

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